Seulement 11 des 598 offres d'emploi que nous suivons indiquent un salaire
Publié le 16 août 2026 · Lecture de 3 min
L'écart entre les compétences et le salaire
Parmi les 598 offres actives que nous suivons, importées directement des pages carrières de 20 employeurs canadiens, seulement 11 indiquent une fourchette salariale. Cela signifie que 587 offres — l'immense majorité — ne disent rien sur la rémunération. Comparons cela aux compétences : les 598 offres comportent des compétences et des catégories dérivées de leur texte. Les employeurs décrivent ce qu'ils recherchent avec une précision minutieuse, mais presque aucun ne précise ce qu'il paiera pour cela.
Ce n'est pas un oubli mineur. C'est la norme. Une personne candidate qui parcourt notre catalogue peut savoir, avec précision, que 138 offres exigent Python, que 115 exigent l'Aide à la vente (Sales Enablement), ou que 104 demandent la Prospection sortante. Elle ne peut pas savoir, dans 587 cas sur 598, ce que l'emploi paie.
À quoi ressemble une offre qui nomme des compétences mais pas de salaire
L'offre typique de notre catalogue est dense en exigences et silencieuse sur la rémunération. Prenons la plus grande catégorie, Ventes, avec 159 offres actives — une offre dans cette catégorie mentionne probablement l'Aide à la vente, la Prospection sortante, la Gestion de comptes ou la Négociation, des compétences qui figurent parmi les plus demandées de tout le catalogue. Ingénierie, la deuxième catégorie en importance avec 143 offres, s'appuie sur Python, les Systèmes distribués, SQL et AWS. Données et IA, avec 116 offres, mise fortement sur l'Apprentissage automatique, l'Analyse de données et les Grands modèles de langage — ces derniers apparaissant dans 73 offres, signe que cette compétence est devenue rapidement la norme plutôt qu'une exception.
Ce que ces offres ont en commun, c'est la précision sur le travail et le flou sur la récompense. Une offre peut énumérer cinq ou six compétences nommées, s'inscrire dans l'une des 37 catégories distinctes, et laisser tout de même la ligne salariale vide.
Qui embauche, et comment on le décrit
Les employeurs les plus actifs de notre catalogue en ce moment sont Neo Financial (94 offres ouvertes), Cohere (93), Tenstorrent (53), Instacart (51) et Wealthsimple (39). Ensemble, ces cinq employeurs représentent une part importante des 598 offres que nous suivons. Cela ne change rien au portrait salarial : la transparence sur la rémunération reste rare, peu importe la taille ou le secteur de l'entreprise. Une offre fintech de Neo Financial et une offre de conception de puces de Tenstorrent ont autant de chances l'une que l'autre d'omettre la ligne salariale, tout en indiquant des compétences précises comme l'Intégrité du signal (16 offres) ou la Lutte contre le blanchiment d'argent et Connaissance du client (14 offres).
Pourquoi c'est important pour les employeurs qui rédigent des offres
Pour un employeur qui décide comment rédiger une offre, le catalogue offre un portrait clair de la norme : l'étiquetage des compétences et des catégories est universel, la divulgation salariale est exceptionnelle. Si votre offre nomme des compétences — et 598 offres sur 598 dans notre catalogue le font — vous faites ce que tout autre employeur fait déjà. Si elle indique aussi un salaire, vous faites ce que seulement 11 offres dans tout le catalogue font.
Cette rareté joue dans les deux sens. Une offre avec une fourchette salariale se démarque simplement parce que si peu le font. Dans les catégories les plus saturées d'offres — Ventes avec 159, Ingénierie avec 143, Données et IA avec 116 — une personne candidate qui compare plusieurs offres similaires dispose de beaucoup de détails sur les compétences, mais presque aucun signal sur la rémunération. Un employeur prêt à afficher un chiffre se retrouve dans un champ presque vide de 11 offres, face à 587 qui n'en offrent aucun.
À retenir
Le catalogue montre un schéma clair pour quiconque rédige une offre d'emploi sur le marché canadien que nous suivons : nommer des compétences est la norme — les 598 offres le font — et nommer un salaire est l'exception, fait par seulement 11 d'entre elles. Quelles que soient les raisons des employeurs pour omettre la rémunération, les chiffres décrivent un catalogue où la description du travail est détaillée et où la description de la récompense est presque toujours absente.
Rédigé par l'IA de Jobliy à partir des données réelles du marché de l'emploi canadien de ce catalogue. Les chiffres proviennent des offres que nous détenons aujourd'hui.